Le cigarettier R.J Reynolds devient le premier à avoir l’autorisation officielle de vendre des produits de la vape sur le marché américain.

L’industrie du tabac à la fête, le secteur de la vape sur la touche

Depuis le 9 septembre dernier, tout produit de la vape n’ayant pas été autorisé par la Food and Drug Administration (FDA) est officiellement devenu illégal sur le marché américain. Un fait que l’on doit à l’entrée en vigueur de la Premarket tobacco application (PMTA) qui oblige les fabricants de matériel et autres liquidiers à prouver que les produits qu’ils souhaitent vendre sur le territoire sont appropriés pour la santé publique. Avec ce durcissement de la réglementation, la FDA souhaite protéger les jeunes du pays de la cigarette électronique, malgré le fait que le taux de tabagisme outre-Atlantique n’ait jamais été aussi faible que depuis la popularisation du vapotage.

Si l’entrée en vigueur de cette nouvelle réglementation pose de nombreux problèmes, le principal concerne la charge financière que représentent les très nombreuses études scientifiques demandées par la FDA afin d’étudier les demandes de commercialisation des fabricants. Parfois chiffrées à plusieurs millions de dollars, ces analyses sont en effet inaccessibles aux petits et moyens fabricants dont les revenus ne suffisent pas à s’offrir les services de laboratoires.

Un fait qui, s’il avait besoin d’être confirmé une nouvelle fois, l’est encore aujourd’hui puisque l’on apprend que les trois premiers produits de la vape de l’histoire viennent finalement d’être acceptés par la Food and Drug Administration. Des produits de la marque Vuse, appartenant tous au cigarettier R.J. Reynolds, dont l’activité principale, qui est de vendre des produits du tabac, lui permet, semble-t-il, d’avoir la trésorerie nécessaire pour faire approuver ses créations par l’organisme de santé américain.

Les données du fabricant démontrent que ses produits aromatisés au tabac pourraient profiter aux fumeurs adultes dépendants qui passent à ces produits – soit complètement, soit avec une réduction significative de la consommation de cigarettes – en réduisant leur exposition à des produits chimiques nocifs, a déclaré à ce sujet Mitch Zeller, directeur du Center for tobacco products de la FDA.

À croire que les vapoteuses fabriquées par le cigarettier sont moins « nocives » que celles de fabricants historiques du secteur de la vape. Ou que celui-ci a simplement assez d’argent pour répondre aux exigences de la Food and Drug Administration.

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